Un gay à Montréal

13 février 2012

Retard prévisible

 

 

Retard prévisible

 

Dans la foulé de mes rencontres, sous cette envie qui est mienne de me retrouver un «Nous» et surtout, de tenter de construire quelque chose avec un mec, je rencontre de nouveaux candidats. Le mot est mal sélectionné vous croyez? Moi, j’y vois une corrélation entre un entretient d’embauche et une première rencontre. Dans ma tête, tout au long de l’entretient, j’ai des lumières qui s’allument. Et je peux précisément vous dire à quel moment le rouge fait office de voix à mon esprit pour tente de trouver une facon de m’extirper de ce rendez-vous. Ce fut cette semaine …

J’ai parlé avec un mec super sympa, site de rencontre et même téléphone afin d’apprendre à le connaître un peu mieux avant d’aller boire un verre avec lui. La première chose qui aurait du me surprendre, c’est qu’il n’avait pas de cellulaire. À Montréal, un mec de moins de 40 ans, homosexuel et professionnel, merde tu fais quoi sans cette bestiole?

Branché sur le fait qu’il me faut rencontrer le plus de mecs possible, en moins de temps, j’invite le mec au même endroit qu’à mon habitude pour ce genre de situation. En fait, je porte toujours le même «kit» pour le premier rendez-vous. C’est simplement pour me relaxer, ne pas me faire aller dans ma penderie pour trouver ce qui m’avantage. Je le sais déjà, et de plus, l’endroit est aussi sélectionné et stable. Ceci, dans un souci de limiter mon stress. Une date formatée, certainement, mais il me faut avoir tous les avantages possibles.

Alors, pour rencontre ce mec sans cellulaire, je ne comprends pas, il est en retard. Est-ce que j’avais bien mentionné 18 h ou 19h ?  Peu importe, je me perds dans mes pensées, sur facebook et sur Grindr, 15 minutes de retard et il arrive, j’ai les yeux scotchés sur mon appareil.

Rouge.

Oui, bon, ce fut bref, mais parfois, il faut savoir mettre ses limites. Voici le décompte.

Retard.

Européen

Il ne sent pas bon de la bouche

Maintenant, je fais quoi pour sortir de là? Impossible, j’ai une bière, et il est assis devant moi. P’tain, je vais devoir lui parler.

Bref, je suis célibataire.

 

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Mauvaise personne, mauvais jour.

 

Mauvaise personne, mauvais jour.

Les attentes de l’un ne sont pas nécessairement celles de l’autre.

Comment après deux semaines, (3 rencontres) une personne peut imaginer possible de cerner un autre, à la rigueur de savoir mieux.

J’ai depuis deux semaines une foutue envie de rencontrer des gens, de me faire violence et de tenter de briser le sceau de la timidité, la mienne.

L’envie de ne pas rester seul trop longtemps, mais surtout ce sentiment d’urgence de vivre, l’envie de ne pas terminer mes jours seul. Après la relecture de cette phrase, je me sens minable, mais aucune envie de faire tonton célibat à 39 ans. Un cliché de moins dans mon existence, ça serait déjà ça de gagné.

J’ai bien des dossiers d’ouverts avec des gars, mais rien qui me fait croire que ca va déboucher vers une hypothèque dans les prochaines semaines. C’est long le célibat dites docteur?

En revanche, je me dois d’être honnête, j’ouvre les yeux que pour penser qu’il me manque ton dos dans mon lit. Je respire parfois ton odeur sur un étranger dans le métro, je vire fou. Cette effluve me transporte dans le temps, une époque ou «nous» était conjugables. J’aime cette mélancolie, car c’est tout ce qui me reste de «nous». Malheureusement, maintenant tout ce que je peux voir c’est les fautes de liaisons et surtout l’imparfait obligé des verbes. Je me surprends à me demander ce que consistent tes jours.  Ton regard, une drogue facile qui me manque en ce moment. Mais qu’est-ce que je ferais avec une deuxième (lire 30e) chance? Acte de soumission, abdication à toutes tes demandes.  Déménager ensemble, demain est-ce trop tard pour toi? Bon, je ne suis toujours pas dépassé mon amour face à mon ancien copain. J’espère qu’il reviendra. J’espère ne plus jamais le revoir.

Hécatombe

Posté par Garack à 20:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Malaise / Mal Aise

Malaise.

C’est sous adjacent à ma peau, cette impression de malaise.

Je ne suis pas bien dans ma peau. Est-ce vraiment ma peau ? Comme un pantin habillé d’une couverture externe pour s’agencer au décor de la mise en scène de sa vie. C’est raté. Ce le fut dès le départ, mais qu’y puis-je ? On est maître de son destin que dès la première grande trahison : la naissance. Ce qui rend plus gratuite la mort.

Je vais me diriger tête première chez un psychiatre. J’ai le billet de mon médecin. Glorieux passage des gens de ma stature. Fuked up ahead, please be careful. Malheureusement, ce n’est pas si évident d’obtenir une prescription de magie en comprimés. J’en suis même un peu outré!

Il faut parler, et c’est quelque chose que j’évite au plus haut point. Pourquoi? Simplement parce que je n’ai pas vraiment envie de savoir le comment du pourquoi. Il faut, parfois, laisser les choses à leurs ombres. L’obscure n’est pas toujours signe négatif, bien au contraire. Je me déguise de noir le plus souvent lors de ma vie de jour. Contraste entre le soleil extérieur et les costumes de scène qu’il me faut porter entre 9 et 5.

Le bon point d’être dans un état dépressif réside dans un «je m’en &?%/%/!» profond.  Tu peux toujours parler mon vieux, j’m’en bats le steak.

Ce que je me surprends de faire, c’est de regarder l’autre. Autant l’amour et la haine sont serrés, autant je me dis qu’il est trop bien pour moi. Oui, il, comme dans il et il. Voilà, je me sens mieux de vous l’avoir foutu au visage. Une bite c’est bien, mais deux c’est encore mieux.

C’est une question d’équilibre, je crois, et je demeure seul sur le fil de fer à chercher cette paix. Je dois pencher en privé plus vers le mauvais côté car j’ai des crises de larmes démontrant mon état d’émotions à fleur de peau. Rare, car je donne que rarement dans le déversement émotif. Pleurer, c’est pour les faibles. L’est-ce vraiment, je me questionne. Il semble qu’il serait agréable de pouvoir sentir le déversement, le méchant enfin s’extirper de mon corps. Sentir la preuve que cette peine est bien réelle et que comme tout, elle passera.

J’ai annoncé aujourd’hui à mes proches la séparation. Je refuse d’en parler, cette condition fut mentionnée. J’y pense en revanche tout le temps. Ce qui m’obsède c’est que je sais qu’il est fait pour moi, bien que ni lui ni moi ne sommes parfait. Lorsque nous dormions ensembles, nos corps s’épousaient parfaitement. Plus maintenant. Je ne vais pas retrouver un mec aussi formidable que lui, aussi honnête et sensible. It’s out of the window.

Cela fait quatre (4) jours que je n’ai pas entendu le son de ta voix.  Je sais que je peux tenir, ce fut déjà fait, mais il m’est impossible de ne pas espérer ton appel.  J’ai changé ton nom sur mon cellulaire pour « Ne Pas Répondre ». La sonnerie aussi fut modifiée afin de me donner une avance si jamais il devait arriver cet appel.

J’ai ajouté des applications à mon téléphone pour voir à nouveau «le monde gay». Tout ce que je peux voir en ce moment, c’est des mecs qui veulent jouer avec leurs queues. Dans diverses dispositions, mais ca revient pas mal à «Bing, Bang et BOUM». Comment trouver quelqu’un qui mérite mon attention maintenant? Comment trouver qui que ce soit ?

 P.

 

Posté par Garack à 20:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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